Archives quotidiennes : février 4, 2011

BIOGRAPHIE : Témoignage recueilli par Agathe Deblouze

BIOGRAPHIE

Témoignage recueilli par Agathe Deblouze.

Qui est Sebastien Gavignet ?

J’ai 30 ans, je suis né à Besançon. Je vis dans la Marne et plus précisément à Reims depuis bientôt 12 ans. J’aime ma ville et les gens qui y vivent et je travaille activement depuis quelques années au sein d’association et de collectifs pour démocratiser la culture, développer l’esprit d’ouverture, la mixité sociale et l’intégration. Le « slam » est un mode d’expression très fédérateur chez les jeunes. On assiste à un retour de la poésie et des idées. C’est tres intéressant de les écouter.

Candidat aux cantonales pour la Marne pour la première fois ? Qu’est ce qui a motivé cette décision ?

Je ressens l’urgence et l’envie d’agir pour tous au sein d’une assemblée territoriale. Je crois en la démocratie active et plurielle. Dans la vie associative, on œuvre ensemble pour faire avancer des causes, pour échanger, créer et apporter à la vie locale une certaine cohésion… mais une fois élu, on participe aux décisions cruciales pour amener le département, les marnais à une meilleure qualité de vie dans les limites, bien sûr, des compétences du Conseil général.

Quelles sont les domaines de compétences d’un Conseil général ?

Bien sur, le Conseil général a pour mission principale l’action sociale, c’est-à-dire le bien être des enfants, des personnes âgées, des personnes en état d’handicap et des exclus de la société. Il a l’entière responsabilité des collèges, des transports scolaires et il décide des bourses.

Il agit aussi pour le développement économique et l’enseignement supérieur, l’attractivité du territoire et son aménagement en terme d’infrastructures, le développement du tourisme et l’accès à la culture, les sports et les loisirs. C’est une assemblée territoriale de grande proximité avec le citoyen, issue de la politique de décentralisation des pouvoirs de l’Etat, et ainsi, répondre de façon particulière aux attentes et nécessité d’un territoire, en l’occurrence ici du département.

Quelles sont les décisions que vous apporterez dans les décisions de cette assemblée ?

Si je suis élu, je m’emploierai à développer le sens écologique dans toutes les décisions que l’assemblée du Conseil général prendra. Je travaillerai pour plus de solidarités et d’insertion des plus fragiles comme les enfants, les personnes âgées et les handicapés.  Je prônerai pour plus d’égalité, mais aussi j’agirai pour limiter l’exode rurale en aidant à maintenir les commerces dans les villages, accueillir les médecins, à faciliter les transports par un billet unique, par exemple. Je militerai pour le bio dans les cantines scolaires ou en tout cas favoriser les circuits courts d’approvisionnement pour garantir un revenu à nos petits producteurs et ainsi agir pour l’économie locale, la protection de notre environnement, la réduction des effets de serre.

Europe Ecologie Les Verts, pourquoi cette famille plutôt qu’une autre ?

Je suis entrée en politique il y a quelques années et j’ai rejoint naturellement la famille des Ecologistes car je pense que le système dans lequel on vit nous emmène droit dans le mur, tant sur le plan climatique, environnemental que social. Regardez autour de vous ,nous sommes tous conscients que la Terre subit les conséquences directes d’une consommation déraisonnable, et favorise la croissance des inégalités. Europe Ecologie Les Verts défendent des valeurs , oeuvrent pour faire muter l’économie vers une économie plus vertueuse, en harmonie avec la nature. Nous ne sommes que de passages, nous empruntons la terre à nos enfants.

Une urgence : la recherche de gaz schisteux aux portes de la Marne ?

C’est un drame écologique en puissance, regardez ce qui se passe aux Etats-Unis ou au Canada, pollutions irréversibles des sols, des nappes phréatiques, l’eau du robinet est un poison chargée de produits chimiques comme de l’acide chlorydrique, mais la liste des composants de cette eau est très longue. C’est une hérésie !

Cette industrie est génocidaire sous prétexte d’indépendance énergétique, elle souille l’eau potable des habitants et celles des animaux. C’est totalement absurde. Ma famille politique et moi même lutteront sans cesse pour éviter un quelconque forage. Si nous n’empêchons pas cela, nos enfants pourront nous traiter de criminels. Je crois en d’autres énergies moins polluantes comme bien sur celles du vent et du soleil, entre autres qu’il nous faudra développer tout en réduisant notre consommation d’énergie à tous les niveaux comme les intrants dans l’agriculture d’ailleurs…

Il nous faut retrouver les bons réflexes de survie face à une planète des peuples en danger de mort, de pénurie d’eau potable tout simplement. Et cela sans attendre.

La Marne en quelques mots ?

La Marne a de la ressource ! Un département où il fait bon vivre et qui doit développer plus de solidarités et de conscience écologique pour transformer au niveau local un modèle économique non viable, en un modèle de développement durable.

Je veux faire de la Marne, un pays qui montre l’exemple qui favorise les égalités, les solidarités et le bon vivre ensemble dans un cadre protégé pour entendre nos petits enfants nous dire : heureusement que vous avez changé !!

Publicités

Conseil de quartier Europe – Chemin Vert – Clemenceau

Jeudi 10 fevrier , 19h, conseil de quartier Europe – Chemin Vert – Clemenceau


Marché Europe

Je serai présent sur le marché Europe le Mardi 15 mars: Marché Europe de 10 h à 12 h


Quand la poésie rimait avec la politique! Hommage à Edouard Glissant disparu hier …

Disparition d’Edouard Glissant, écrivain et poète martiniquais

FRANCE CULTURE / 03.02.2011

L’écrivain et poète martiniquais Edouard Glissant est décédé aujourd’hui à l’âge de 82 ans. Il avait été hospitalisé à New York en septembre 2010 à la suite d’un malaise cardiaque.

Edouard Glissant ©Potomitan

Edouard Glissant est né le 21 septembre 1928 à Sainte-Marie (Martinique). Il hérite d’un nom chargé d’histoire et d’africanité. Selon lui, ce patronyme fait écho au nom du colon Senglis, et remonte à la période qui suit l’abolition de l’esclavage aux Antilles, quand les Noirs s’attribuent des noms d’hommes libres.

Edouard Glissant succède à au moins deux générations d’auteurs de la littérature antillaise. La plus importante, regroupée autour de la Négritude, a surgi dans la période de l’entre-deux-guerres, dans les années trente. Césaire, Senghor et Damas, dans leur cri de révolte et d’identité, ont alors heurté de front le modèle colonial : l’homme noir devient grand. La Négritude est à la fois un prolongement et un remède contre l’amnésie des auteurs antillais d’avant-guerre, de cette génération précédente qui, comme Saint-John Perse, s’est fondue dans le modèle occidental et a souvent occulté sa propre Histoire, ou effacé en partie sa culture.

Edouard Glissant a été marqué par ces évolutions littéraires, ces revendications historiques et culturelles. Par ailleurs, il est élève au lycée Schoelcher de Fort-de-France à l’époque où Aimé Césaire enseigne. Il rejoint très jeune le courant de la Négritude (il s’en détachera par la suite) puis va poursuivre son apprentissage à Paris, où il étudie la philosophie à la Sorbonne et l’ethnologie au Musée de l’Homme.

Très vite, aspiré par l’effervescence culturelle de la capitale, il côtoie le milieu intellectuel afro-antillais, fréquente les colloques et les congrès, s’intéresse à tous les mouvements d’idées et d’écriture. C’est aussi l’époque des premières publications poétiques, idéologiques et engagées : Un champ d’îles (1953) précède La terre inquiète (1954). Mais c’est le roman La Lézarde (1958), qui permet au jeune écrivain de remporter le prix Renaudot et le propulse sur le devant de la scène littéraire.

Selon Edouard Glissant, le monde entier se créolise : « cela veut dire qu’il entre dans une période de complexité et d’entrelacement tel qu’il nous est difficile de le prévoir ». C’est un « métissage conscient de lui-même ». Face à ces bouleversements, à ces croisements de cultures et de civilisations, l’ouverture au monde ou ce que l’auteur appelle plus singulièrement l’ antillanité devrait répondre à la créolisation. Dans les années 60, tout en présentant ces deux concepts, Edouard Glissant emmène ses idées jusque dans le monde politique qu’il vient déranger.
Défendant avec ferveur ses idées indépendantistes, il est expulsé de Martinique à partir du moment où il fonde le front antillo-guyanais avec Paul Niger. A partir de 1959, il est assigné à résidence dans l’Hexagone pour une période de 6 ans. Motif : propagande séparatiste. Il ne perd pas pour autant le goût de militer pour les causes des peuples colonisés, et en 1960, il n’hésite pas à signer le Manifeste des 121 conduit par Jean-Paul Sartre, qui soutient l’insoumission en Algérie.


%d blogueurs aiment cette page :