Archives de Catégorie: Camomille

Chroniques du 12 mars

Naturellement, anthologie de poèmes sur la nature, l’homme et son environnement, préface d’Hubert Reeves, textes recueillis par J.-M.Henry, images Yan Thomas, Rue du monde, 1999.

Voici un bouquet de poèmes offerts à la lecture pour « te donner envie d’être plus sensible à la nature, à sa beauté et à sa fragilité » : tel est l’enjeu exposé par Hubert Reeves, nous rappelant que « les mots tissent des liens entre les êtres… »

Du haïku japonais au « Chant de rêve » d’un indien Chippewa, en passant par le calligramme en forme de haricot vert de Madeleine le Floch, les odes à l’air et à l’orange de Pablo Neruda, c’est à un tour du monde en poésie que nous invite cette anthologie. Deux autres titres de la collection (Tour de terre en poésie et La Cour couleur) confirment cette lignée éditoriale propre à « Rue du monde » qui initie les plus jeunes, au-delà de la simple contemplation, à une véritable réflexion sur les valeurs de solidarité, d’ouverture et de tolérance, de respect.
En une subtile alchimie avec les poèmes, les illustrations portent ce message universel et amplifient les poèmes d’un René Char ou d’un Prévert :

« Tant de forêts arrachées à la terre
Et massacrées
Achevées
Rotativées
Tant de forêts sacrifiées
Pour la pâte à papier
Des milliards de journaux
Attirant annuellement
L’attention des jeunes lecteurs
Sur les dangers du déboisement
Des bois et des forêts » (Prévert)

Voyage à Poubelle Plage, Elisabeth Brami & Bernard Jeunet, Seuil Jeunesse, 2006.


C’est aussi à un voyage que nous convient les mots d’Elisabeth Brami et les installations de Bernard Jeunet. Voyage au pays des détritus et autres emballages amassés sur les plages :

« La Terre, la mer et ses rivages
Ont besoin d’un bon ratissage
Pour retrouver leur vrai visage »

Au-delà du simple constat, c’est un SOS, une bouteille à la mer qui est jetée, et le message est clair :

« Qu’enfin se termine le saccage !

Que cesse tout ce sabotage

Avant que survienne le naufrage

De la planète et qu’on dégage

Nous tous, pauvres humains sans bagages »
Des rimes, métaphores et images chocs – comme cet enfant enfermé dans la cage que la Terre est destinée à devenir si… -, mais néanmoins porteuses d’espoirs comme en témoigne cet horizon de mains levées à la fin du voyage : du petit « coup de main » au grand geste citoyen, il n’y a pas si loin…

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Chronique du 5 mars


Lua le génie du riz/Manger Bio, ill. C. Maucler, collection « côté pile côté face », éditions PEMF.


Côté pile, un conte vietnamien qui part d’une situation dramatique de famine due à la sécheresse (« Bientôt, il n’y eut plus assez à manger pour tout le monde ») pour décrire la quête d’une famille : « Partons d’ici. Peut-être trouverons-nous ailleurs dans le monde de quoi nous nourrir. » En chemin, c’est dans quelques grains de riz qu’ils vont découvrir une nourriture prodigieuse : « un présent des dieux qui avaient pris les hommes en pitié. » Mais ce riz est enchanté et c’est alors qu’intervient Lua, le génie du riz, qui surveille les rizières d’un œil bienveillant…

Côté face, un documentaire aborde des questions multiples autour du « Manger bio » : comment bien manger pour bien grandir ? Qu’y a-t-il dans notre assiette ? Comment lire une étiquette ? Comment devenir un bon « bio citoyen » ? Autant d’aspects abordés dans ce reportage très clair dont nous retiendrons par exemple le « Petit guide des additifs alimentaires » suivi de l’autopsie d’un emballage précisant le sens de l’estampille vétérinaire ou encore de certains logos. Pour tous les jeunes lecteurs dévorateurs de contes autant que de connaissances…

Et pour les plus jeunes, un petit film d’animation des studios Folimage : HTTP://WWW.DAILYMOTION.COM/VIDEO/XBCKTF_PATATE-ET-LE-JARDIN-POTAGER-EXTRAIT_SHORTFILMS



Le voleur de saisons/Questions de climat, ill. M.Diaz.

Côté face, c’est à une réflexion sur le dérèglement climatique que les enfants sont invités à travers l’évocation des différents climats et l’explication de leur évolution, de la canicule, des inondations et des tempêtes, de l’effet de serre… Ce dernier est mis en relation avec les émissions de gaz carbonique mais aussi de méthane, résultant notamment de l’élevage extensif et de la décomposition de certains déchets (papiers et cartons). Les lecteurs se voient alors pris à parti : « Que peut-on faire ? »

Côté pile, c’est une légende amérindienne aux allures de conte étiologique (des origines) qui nous est présentée : « Vent voyageur, dis-moi pourquoi l’été ne vient pas jusqu’ici ? » Et « Esprit tranquille » de partir à la recherche de l’été, guidé par le vent : d’après lui, ce sont les fauvettes qui détiennent le secret de l’été… La structure de ce conte – en randonnée, le héros invitant successivement chacun des animaux qu’il croise sur sa route à se joindre à l’expédition – contient un message implicite d’appel à la solidarité. Quant aux illustrations, elles se réchauffent progressivement jusqu’à une explosion de couleurs vives symbolisant l’été retrouvé.

Deux titres à travers lesquels le jeune lecteur découvrira l’envers de la fiction. Gageons qu’il comprendra ainsi que l’avenir de notre planète ne se joue pas à pile ou face…
Et pour les plus grands : C’est pas sorcier « Objectif Terre propre ! » (2007) nous invite à changer d’air avec les transports en commun et les voitures propres (carburants alternatifs), à se mettre au vert avec le bio-habitat, sans oublier de donner une seconde vie à nos poubelles…


Chroniques du 25 fevrier


Ma petite planète chérie est une série de courts-métrages ludo-éducatifs réalisés Folimage, studio drômois spécialisé dans la création de films image par image (L’enfant au grelot, 1998, La prophétie des grenouilles, 2003, Une vie de chat, 2010). Le studio s’est associé au CRDP de Lyon pour la conception d’un site internet dédié à l’exploitation pédagogique du film : vous y trouverez des extraits vidéo, ainsi que des ressources destinées aux enseignants et des activités pour les enfants. 

http://mapetiteplanetecherie.crdp-lyon.fr/filmgenerique.php

Neuf histoires originales voient se succéder « Le voyage d’une goutte d’eau » (le cycle de l’eau), « Les mal-aimés » (ces animaux détestés par les hommes), « La racine magique » (la biodiversité ou la protection des milieux), « La coccinelle et le puceron » (un équilibre biologique fragile), « Des montagnes d’emballages » (que deviennent nos emballages ?), « Un hérisson amoureux » (la vie dans une haie campagnarde), « Vingt millimètres sous terre » (les décomposeurs au service du recyclage), « Tintamarre et bouche cousue » (les nuisances dues au bruit), « De l’air, de l’air ! » (la pollution de l’air dans les villes)… L’ensemble est très complet – tous les aspects de la pollution sont envisagés – et réellement attractif pour les jeunes enfants (dès 3 ans). Un régal pour petits et grands et voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche : http://www.youtube.com/watch?v=yDkOUvwmhpE

C’est bon par où ça passe : Jacques Rémy Girerd travaille actuellement à un projet de série télévisée (2012) sur l’alimentation et la santé. En voici le préambule :
« L’alimentation, et singulièrement celle des enfants, constitue l’un des grands facteurs de santé et d’équilibre pour chacun. Les habitudes alimentaires, les bonnes comme les mauvaises, se prennent au cours de l’enfance et de l’adolescence. Valoriser la diversité des goûts et des aliments, c’est aider l’enfant à élargir ses possibles, c’est aussi soutenir les familles dans leur action éducative. (…) De toute évidence, la télé a un rôle important à jouer dans ce domaine, et, en interaction avec elle, les incontournables supports de diffusions que nous offrent l’internet, les jeux en ligne, la téléphonie mobile, mais aussi l’édition papier. »
http://folimage.over-blog.com/article-c-est-bon-par-ou-a-passe-sante-et-alimentation-au-coeur-de-ce-projet-de-jacques-remy-51085747.html

Le site de la cité des sciences (avec l’exposition « Bon appétit : l’alimentation dans tous les sens ») constitue une bonne entrée en la matière : http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expositions/bon-appetit/expo.php

Pour que nos enfants ne restent pas sur leur faim de citoyenneté…


Chronique du 18 février

Recyclons nos objets ! 11 histoires insolites d’objets réutilisés

(Ebokéa/Laurent Lolmède, Albin Michel Jeunesse)

Imprimé sur du papier recyclé, ce documentaire vise à nous faire découvrir d’un œil neuf ces objets usagés « qui nous encombrent, dénaturent et polluent » : de la bouteille ou du sac en plastique au réfrigérateur en passant par les capsules et autres casseroles, chaque objet peut acquérir une deuxième vie, pour peu que l’on fasse preuve d’une dose d’imagination… C’est donc sur un chemin inventif que nous entraînent les auteurs de cet ouvrage en habillant de fiction des observations documentées pour toucher les plus jeunes : des exemples de recyclage artisanal dans le monde sont cités et les jeunes lecteurs apprendront ainsi qu’une boîte de conserve peut finir sa vie – ou la « refaire » – travestie en sanza dans les pays d’Afrique…

Comment l’insolite peut surgir du quotidien, le neuf de l’ancien : telle est l’histoire de chacun de ces objets présenté comme un personnage au nom plus ou moins évocateur : le recours aux onomatopées (« Bop la bouteille ») permet de les rendre plus familiers et vivants dans l’esprit du lecteur et constitue un premier inducteur de créativité. La démarche ludique est sollicitée à travers ce qui s’apparente des devinettes : « On me trouve sur toutes les routes, les pistes, et même les sentiers. Je suis composé d’une armature de fils d’acier. Je suis… »

Enfin, les trois encarts qui suivent font appel aux sens critique, civique et pratique des jeunes consommateurs en vue d’une initiation aux premiers gestes de recyclage.

En complément, le film Wall-e nous semble une bonne entrée en matière dans l’art du recyclage :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18752463&cfilm=123734.html

La poubelle et le recyclage à petits pas (G.Bertolini & C.Delalande, ill. N.Hubesch, Actes Sud Junior)

Pour les plus grands (dès 10-11 ans), la collection « à petits pas » se propose de « sensibiliser les enfants au monde qui les entoure et de les aider à réfléchir. » Réfléchir aux mots d’abord : il nous est rappelé que si le mot poubelle est tiré du nom de son inventeur – ancien préfet de Paris – le mot déchet vient du verbe déchoir, désignant à l’origine « ce qui est tombé, perdu ». Réfléchir à des concepts ensuite, comme ceux  de développement durable et d’empreinte écologique. Réfléchir et mettre en œuvre des gestes enfin, en partant de constats simples – « Tes déchets sont… tes achats ! » – et de pratiques plus ou moins ancestrales comme le compostage. Un quizz vise à récapituler les connaissances introduites, les illustrations apportant une touche d’humour. « Montre-moi tes poubelles » (et je te dirai qui tu es !) titrent les auteurs spécialistes en rudologie (science du déchet), avant de citer Victor Hugo, dans les Misérables : « Le tas d’ordures a cela pour lui qu’il n’est pas menteur. (…) Ce pêle-mêle est une confession. Là, plus de fausse apparence. »

On pense alors à l’artiste Arman, signataire du manifeste des nouveaux réalistes et récemment exposé à Beaubourg, qui n’a eu de cesse de détourner des objets récupérés, plus ou moins décomposés, et d’ériger des déchets au rang d’œuvre d’art en les figeant dans de la résine…

Ses portraits robots sont éloquents et consultables sur le site :

http://www.arman-studio.com/catalogues/catalogue_portrait-robot/arman_portrait_list.html


Chronique du 11 février

Ce n’est qu’un rêve (Chris Van Allsburg, L’Ecole des loisirs, 1991)

Auteur et illustrateur américain, Chris Van Allsburg aime à brouiller les frontières entre rêve et réalité comme dans cette fable écologique dont le héros va vivre une sorte de parcours initiatique. « Comme d’habitude » – et ces mots sont déjà lourds de sens -,
Martin jette son emballage de goûter sur le chemin de l’école… Comme d’habitude, il se
moque de sa petite voisine – prénommée « Rose » alors qu’ils habitent « Rue des fleurs – qui se réjouit d’avoir eu un arbre pour son anniversaire. Comme d’habitude, il jette ses déchets pêle-mêle dans une poubelle unique :

« Il avait mieux à faire que de trier les ordures, surtout quand il y avait un truc bien à la
télévision.
»

Cette même télévision lui occasionne un voyage dans le futur, qu’il va poursuivre en rêve… son lit s’envolant vers un avenir bien moins exaltant ! Et notre héros de se réveiller au sommet d’un tas d’immondices, bien en peine de reconnaître sa « Rue des fleurs » où des bûcherons massacrent les quelques arbres miraculés pour en faire… des cure-dents ! Mais ce n’est qu’un début pour Martin qui découvre peu à peu comment le serpent se mord la queue : au beau milieu d’un nuage de pollution, il apprend que l’usine dont « des douzaines de cheminées vomissaient d’épais nuages de fumées » fabrique justement « un merveilleux médicament pour les gorges qui brûlent et les yeux qui piquent »… Notre jeune narrateur aimerait alors pouvoir se cacher sous son oreiller et se réfugier dans le sommeil mais il se retrouve au cœur d’un embouteillage et d’un tintamarre de klaxons :

« Chaque conducteur avait un téléphone de voiture dans une main et une grande tasse de café dans l’autre. »

Comprenant que l’humanité est en train de perdre le contrôle – voire de perdre les pédales ! -, il espère encore se réveiller de ce mauvais rêve : « Ce n’est qu’un rêve, se dit-il. Je sais que je vais bientôt me réveiller. »

Lorsqu’au terme de ce périple, son lit revient enfin dans le présent, Martin est certes sain et sauf mais néanmoins catastrophé : adjectif qui retrouve tout son sens ici au vu de ces catastrophes entraperçues! Ce rêve aura eu le mérite de lui ouvrir les yeux sur sa part de responsabilité, d’éveiller sa conscience de citoyen et le voilà prêt à œuvrer pour un autre futur… Vingt ans plus tard, un tel album est plus que jamais d’actualité, et l’objectif de Chris Van Allsburg – celui « d’aider le lecteur à réfléchir » selon ses propres termes – demeure une priorité.

Le grand livre pour sauver la planète (Brigitte Bègue, Anne-Marie Thomazeau, Rue du monde, 2009)

Des centaines d’informations, 5 grands témoins, 40 dessins de Pef et 80 photographies, mais aussi des contacts associatifs et des sites web pour en savoir plus sur les sujets abordés. Au fil des chapitres, cet ouvrage documentaire très complet évoque la biodiversité et les conséquences du développement, les problèmes de l’eau et de la pollution (« Changeons d’air, changeons d’ère »), de la déforestation (« Touche pas à ma forêt »), du réchauffement climatique (« ça chauffe pour le climat »), des déchets, du pétrole et autres grands sujets en débat (le nucléaire, les OGM, le bio…). Autant de thèmes éclairés non seulement par des encarts documentaires mais aussi par des témoignages comme celui d’Aminata Traoré.

Ecrivain et ancienne ministre de la culture au Mali, celle-là nous rappelle que « nous devons rêver, imaginer un autre monde » et pour ce faire « continuer à nous battre et nous battre encore pour leur laisser la planète la plus belle, la plus fraternelle et la plus solidaire possible » (p.107). Les jeunes lecteurs se voient ainsi enrôlés dans une démarche écosolidaire dont les préceptes sont formulés de façon concise et efficace : « J’adopte la règle des 3 R : Réduire, Recycler, Rapporter » (p.110). La dimension européenne permet d’ancrer cette démarche dans un contexte plus global : il nous est par exemple rappelé qu’aux Pays-Bas, il y a davantage de vélos (18 millions) que d’habitants (16 millions) ! Un grand livre pour un grand combat qui nous concerne tous, petits et grands… Notons que cet ouvrage a fait partie de l’opération « l’Eté des bouquins solidaires », menée avec le concours du Secours Populaire : à chaque livre acheté, un livre offert à un enfant privé de vacances.


Chronique du 5 février

Céleste, ma planète

Roman (à partir de 10 ans)
Céleste : créature mystérieuse, coup de foudre d’un héros sans nom auquel les jeunes lecteurs pourront s’identifier. Ce dernier habite une tour dont le nom « !mmencity » est un mot-valise, mot hybride et néographie où le point d’exclamation s’est substitué au « i », à l’image d’un monde à l’envers.

Un centre commercial – « !ntencity » – noyé dans un nuage de fumée, une mère également noyée dans une industrie pharmaceutique au nom tout aussi inquiétant : « !ndustry. » Chacun de ces points d’exclamation nous interpelle dans notre conscience de citoyen – ou d’apprenti citoyen -, attirant notre attention sur les dangers qui menacent notre planète.

Entre anticipation et initiation, ce roman est porteur d’un message écologique sublimé par la poésie des noms et des mots :
« Elle s’appelle Céleste. Vous pouvez l’accueillir. »
J’avais compris « vous pouvez la cueillir » », et je n’arrivais pas à comprendre comment le directeur avait pu prononcer une telle phrase.  (p.18)

Notre héros aura tout juste le temps de tomber amoureux avant que Céleste ne tombe malade d’un mal aussi mystérieux que métaphorique :
« Sur l’épaule de Céleste, on observait la fonte de la banquise de l’Arctique…
Dans les minutes qui ont suivi, j’ai tout compris. La désertification de l’Afrique, l’immersion des côtes indiennes, toutes les catastrophes écologiques du monde apparaissaient sur le corps de Céleste. Chaque coup porté à notre planète était reçu par Céleste.

Céleste ne souffrait de rien d’autre que de la maladie de notre planète.
Elle allait en mourir à petit feu.

Son sang devait être pollué comme les mers et les rivières, et ses poumons comme le plafond de fumée de nos villes. » (p.62)

Mais c’est compter sans le combat écolo-amoureux de ce personnage sensé et sensible qui va tout faire pour sauver celle qui lui semble tombée du ciel… Une très belle fable écologique portée par l’énergie poétique d’un roman qui parlera autant aux adultes qu’aux enfants et pourra donner lieu à de nombreux projets scolaires et périscolaires. Céleste ma planète, ou comment faire d’une histoire d’amour une réflexion de fond sur l’environnement et l’avenir de notre planète…

[*Timothée de Fombelle/Julie Ricossé (illustrations), Editions Gallimard jeunesse, collection « Folio junior ».]

Blessures de terre

Documentaire (de 9 à 109 ans !)
« La Terre n’est pas un don de nos parents, ce sont nos enfants qui nous la prêtent. » Ce proverbe indien est magnifiquement illustré par l’album « Blessures de terre », publié chez Mango pour les éditions Fleurus.

L’ouvrage, dédicacé « A l’oiseau, à l’ours, au cèdre », a été réalisé grâce au concours de l’agence Biosphoto dont les photos apportent une dimension artistique évidente à ce documentaire, permettant d’éviter l’alarmisme et la noirceur inhérente à certains sujets. Les images apportent ainsi couleurs et lueurs d’espoir à des thèmes aussi préoccupants que la déforestation, la désertification, la pollution des eaux et de l’air, l’agriculture dévastatrice…

Autant de blessures infligées à notre planète, de plaies qui méritent d’être pensées pour mieux les panser. Ce livre nous invite à prendre conscience de la fragilité de notre planète tout en en magnifiant la beauté. Les premières pages sont consultables sur le site : http://www.fleuruseditions.com/blessures-terre-l5507


Camomille

Professeure des écoles et formatrice, Camomille se propose dans cette chronique hebdomadaire de vous faire part de ses lectures vertes, destinées à vos enfants – petits et grands – ainsi qu’à ceux qui sommeillent en vous…

Au fil des thématiques abordées (des plus générales pour commencer aux plus spécifiques comme le tri des déchets, le recyclage ou les aliments bio), la démarche sera fondée sur la mise en relation d’une œuvre de fiction (album, roman, nouvelles) avec un ouvrage de type documentaire.

La fiction éveillera intérêt et curiosité, révèlera un questionnement ou une problématique, réveillera les consciences des apprentis-citoyens. Le documentaire apportera des éléments de réponses ou des débuts de solutions aux problèmes envisagés.

Des outils multimédias et films d’animation pourront aussi être présentés, dans cette perspective d’une sensibilisation à l’environnement et au développement durable. A vos livres, prêts? Partez!