Archives de Catégorie: Communiqués

Japon : 2ème plus grave accident de l’histoire du nucléaire après Tchernobyl

Europe Ecologie Les Verts apporte tout son soutien aux victimes du séisme et du tsunami qui ont dévasté les côtes du nord est du Japon. Nous sommes toutes et tous sous le choc de l’accident nucléaire en cours qui vient dramatiquement aggraver la situation.

Suite au séisme et au tsunami, les réacteurs concernés se sont arrêtés automatiquement. Sur  le réacteur de Fukushima Daiichi 1, le système de refroidissement de secours ne s’est pas enclenché provoquant une difficulté à refroidir le réacteur et une surpression majeure.
Les  autorités ont fait évacuer une zone de 3km puis 10 km autour de la centrale et ordonnent maintenant le confinement dans une zone encore plus large.

Une explosion probablement d’hydrogène s’est produite entraînant l’effondrement du toit et des murs. Le réacteur serait partiellement en fusion. Cet accident illustre dramatiquement ce qu’il se passe quand les circuits de secours ne marchent pas en cas de panne d’électricité. Ce n’est pas le séisme qui a engendré directement l’accident mais bien un dysfonctionnement du circuit de refroidissement de secours.

Le Japon est un pays extrêmement bien préparé au risque sismique et nucléaire mais l’accident majeur qui le frappe aujourd’hui nous rappelle qu’il est impossible de garantir un risque zéro. 

Il souligne la gravité du manquement à la sûreté sur les 34 réacteurs français pour lesquels l’ASN a déclaré le 7 février un incident avec cette phrase particulièrement inquiétante : « En situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur. »

Les défaillances des groupes électrogènes de secours relevées quelques semaines après sont aussi préoccupantes.

EELV demande que les leçons de l’accident de Fuckushima soient immédiatement tirées et que les réacteurs français pour lesquels le système d’injection de sécurité est incertain soient arrêtés par principe de précaution et responsabilité.

Jean-Louis Roumégas, Porte Parole

Djamila Sonzogni Porte parole

Hélène Gassin
Denis Baupin

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Comment lutter contre la précarité énergétique

Charges trop élevées, appartements mal isolés, marre d’avoir froid : comment lutter contre la précarité énergétique ?

Appartements mal isolés, chauffages défaillants, humidité persistante, factures d’énergie exorbitantes : l’inconfort thermique est une réalité pour de nombreux ménages. On estime qu’un foyer est en situation de « précarité énergétique » lorsqu’il consacre plus de 10% de son revenu aux factures d’énergie pour satisfaire tous ses besoins élémentaires (chauffage, eau chaude, cuisson). Cumulés à des loyers et à un coût des énergies (électricité, gaz, fioul) élevés, la précarité énergétique s’ajoute souvent à une situation de précarité tout court rendant la vie quotidienne particulièrement difficile. Lire la suite et voir la vidéo


LOPPSI 2 s’en prend à « l’habitat non conforme » Perben 3 lance le concept d’habitant non conforme

Communiqué de presse du 9 mars 2011

 Dominique Perben, ancien ministre de la Justice, qui s’est distingué en donnant son nom à deux lois contestables, aujourd’hui député UMP du Rhône, persiste. Il a déposé une proposition de loi « visant à équilibrer les rapports entre propriétaires et locataires ». Il reconnaît que « le pays connaît depuis plusieurs années une crise importante du logement » et s’alarme de la « hausse de 38 % sur 10 ans » des contentieux locatifs avec délivrance de titre exécutoire.

 M. Perben découvre que les prix de l’immobilier, à la location comme à la vente, ajoutés à ceux des charges, sont en déconnexion toujours plus profonde avec les revenus moyens. Cela engendre de la ségrégation spatiale entre centres et périphéries, quartiers riches et pauvres et contribue à un sentiment de mal-être croissant dans bon nombre de territoires. L’augmentation délirante des prix de l’immobilier, conjuguée à la baisse de pouvoir d’achat et au développement de situations de précarité extrême, débouche en toute logique sur des impayés de loyer et un nombre croissant de gens sont au mieux mal logés, au pire sans domicile fixe.
 
 Une fois ce constat posé, M. Perben ne tarde naturellement pas à découvrir le coupable. Bien sûr, ce n’est pas le marchand de sommeil qui loge des familles entières dans de miteuses chambres infestées de vermines, dans des immeubles menaçant à tout moment de s’effondrer ou de brûler : la flambée de l’immobilier s’y mesure en dizaines de morts, comme nous le rappelle le procès cette semaine de l’incendie, en août 2005, d’un hôtel du boulevard Vincent-Auriol (Paris 13e).
 Ce n’est pas non plus le propriétaire institutionnel, qui augmente le prix du loyer à chaque changement de locataire.
 Ce n’est pas davantage le gouvernement qui vient de prendre la décision de diminuer ses aides à la construction de logements sociaux et laisse prospérer une situation explosive.
 D’après Perben 3, le coupable, c’est évidemment le locataire, qui abuse trop souvent de « la confiance » placée par le bailleur dans sa « probité », seul pilier sur lequel « le contrat passé entre bailleur et locataire » s’appuierait.
 Heureux M. Perben qui n’a jamais eu à remplir de dossier de demande de location, ni à se porter garant, et ignore donc la liste scandaleuse de pièces justificatives que sont obligés de fournir nombre de gens pour obtenir un logement, bien au-delà de toute exigence légale…

 Le délit, c’est « l’escroquerie par défaut total de paiement », une nouveauté introduite par Perben III afin d’accélérer des procédures d’expulsion jugées trop favorables aux locataires. Dans ce cadre-là, « les délais hivernaux ne sauraient être accordés ».

Cette loi signerait la fin de la trêve hivernale obtenue dans les années 1950 par l’Abbé Pierre, simplifierait les expulsions expéditives, généraliserait le fichage et la criminalisation des locataires. Après s’en être prise dans la loi LOPPSI 2 à « l’habitat non conforme », la droite lance le concept d’habitant non conforme.

 La solution à la crise du logement, c’est un encadrement strict du marché immobilier, une politique de construction de logements sociaux et le respect du principe du droit à un toit pour tous.

 Partie prenante de la semaine contre les expulsions et la crise du logement, nous appelons à manifester pour une autre politique et contre les atteintes répétées de la droite à la dignité des personnes, dont cette proposition de loi n’est qu’un des multiples avatars, le samedi 12 mars dans toute la France.

Djamila Sonzogni


Assez du viol comme arme de guerre

Communiqué de presse du 7 mars 2011

Alors que la Côte d’Ivoire voit sa situation se durcir, comme en témoignent les nombreux morts de la semaine passée, Europe Écologie Les Verts s’insurge contre les doubles crimes commis à l’encontre des femmes. Porteuses de grands changements économiques et politiques, elles participent aux manifestations comme les hommes et, à ce titre, sont hélas tout autant les cibles des balles.

Mais ce que ne subissent pas les hommes, ce sont les viols. Les viols, qui sont de réels crimes de guerre, sont commis par des "uniformes" des deux camps à des femmes qui ne portent pas plainte, n’ayant aucune confiance en la police ni la justice.

Alors que le monde entier s’apprête à célébrer la journée internationale des droits des femmes, n’oublions pas cette triste réalité, en Côte d’Ivoire comme dans tous les pays en guerre : les
femmes sont encore et toujours considérées, par ces crimes sexuels, comme des objets et non comme les révoltées qu’elles sont.

Djamila Sonzogni, Porte-parole

Sarah Trichet-Allaire, Responsable de la commission Féminisme

Contact Djamila Sonzogni: 06 72 16 84 35

Attachée de presse:

Marjorie Delmond 01 53 19 53 15


Journée internationale des droits des femmes

Communiqué de presse du 3 mars 2011

Cette année, la journée des droits des femmes a un écho particulier, une musique de liberté qui l’accompagne. La chute des dictatures tunisiennes et égyptiennes est porteuse d’espoir pour les femmes de ces deux pays, et, au-delà, pour les femmes du monde entier.
 
Les revendications de ces femmes à leurs droits et à l’autonomie au même titre que les hommes ont été affirmées pendant ces révolutions. Également parties prenantes dans les revendications révolutionnaires, elles savent que l’émancipation de tous passe par l’émancipation de toutes.

Si les femmes d’Europe, d’ Afrique, d’Amérique, d’Inde, de Chine ou d’Asie ont très souvent perdu leurs droits en temps de guerre et en régime autoritariste, quelle qu’en fut l’avancée (droit à l’avortement restreint en Italie, droit au travail en Arabie Saoudite, droit à l’éducation un peu partout, droit à l’espace public, droit à ne pas être un corps-objet), ces temps de révolution sont propices à gagner leurs droits.
 
Mais aujourd’hui, et comme dans toute l’histoire de l’humanité, elles sont victimes d’une invisibilité criante. Dans le premier gouvernement tunisien après le départ de Ben Ali, seulement trois femmes étaient présentes.
Après le départ de Moubarak, il n’y a eu aucune femme dans le conseil des sages, et il n’y en a aucune dans le comité constitutionnel sensé réformer la constitution. Elles sont très peu présentes dans les médias. Et des voix commencent à s’élever contre les femmes.
 
Oui, les révolutions arabes sont porteuses d’espoir. Mais pour les femmes, la lutte ne s’arrête pas au départ d’un dictateur. Il faut continuer jusqu’à l’obtention de leurs pleins droits, qui sont au coeur du projet écologique et démocratique. Ces droits tiennent en 3 points du féminisme humaniste :

– l’égalité de droits et de devoirs dans le code civil et civique, famille, mariage, éducation (égalité des droits dans le mariage, autorité parentale conjointe, parité en politique)

– le droit fondamental d’être un être humain, une personne  et une citoyenne à part entière (corps-sujet, libre disposition de ses ressources,  prise en compte de la culture des femmes dans le débat politique)

– le droit de se projeter dans l’avenir collectif des société qui bougent, en direct, et pas via éducation des enfants interposés
 

En France aussi, les rapports de domination hommes/femmes sont toujours à l’oeuvre. Force est de constater les inégalités dont les femmes sont l’objet. Elles continuent à se battre :

– Pour l’égalité des salaires, la mixité de l’emploi et la régularisation de toutes les travailleuses sans papiers, contre le travail partiel imposé et la précarisation : 80% des salariés qui vivent avec 750€ par mois sont des femmes.

– Pour le droit à l’avortement et la contraception menacé par la casse de l’hôpital public et la remise en question de la sécurité sociale.

– Pour le maintien et le développement du service public : santé, petite enfance, éducation, justice… et contre la réforme des collectivités territoriales.

– Pour l’application de la loi du 9 juillet 2010 contre les violences faites aux femmes, le comité de suivi et de vigilance exige des moyens.

– Pour le respect du droit d’asile pour les femmes persécutées, non seulement en raison de leurs opinions politiques ou dans le cadre de persécutions racistes et religieuses, mais aussi de leur orientation sexuelle.

– Pour une véritable lutte contre la lesbophobie, le sexisme, le racisme et toutes les formes de discrimination dont sont victimes les femmes, pour une véritable politique d’éducation à l’égalité.

Nos luttes sont communes et nos aspirations se rejoignent : qu’on vive à Tunis, Kaboul, Rome ou Varsovie, Kinshasa ou Paris, les combats pour l’EGALITE, la LIBERTE et la DIGNITE nous réunissaient hier et nous rassemblent aujourd’hui.

Partout dans le monde des femmes font entendre leur voix pour revendiquer la dignité, l’égalité et la liberté.

Toutes et tous ensembles pour un monde égalitaire, laïque et contre la mondialisation néolibérale, manifestons le samedi 5 mars à 14h30 au Trocadéro (Parvis des droits de l’homme); Europe Ecologie Les Verts sera notamment représenté par Alima Boumediene, Sénatrice, et Anny Poursinoff, Députée.

Europe Ecologie Les Verts


Gaz et pétrole de schiste : protégeons la Champagne Ardenne

ARTICLE EXTRAIT du BLOG d’ERIC LOISELET, Conseiller Régional

L’Etat a récemment accordé plusieurs permis de prospection d’hydrocarbures liquides ou gazeux dits « gaz/pétrole de schiste » sur le territoire français.

Ainsi, la société Lundin International bénéficie à ce titre, depuis le 10 septembre 2009 d’un permis exclusif de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux dit « Permis d’Est Champagne » dont le périmètre délimite une superficie totale de 2 698 kilomètres carrés environ située sur les départements des Ardennes, de la Marne et de la Meuse.

Un autre permis dit « permis de Château Thierry » a été accordé le 4 septembre 2009 à société Toreador Energy France SCS visant lui aussi à rechercher la présence de « gaz/pétrole de schiste » en vue d’une exploitation ultérieure. Le périmètre de ce permis délimite une surface de 779 km² environ située au sud de Château-Thierry sur les départements de l’Aisne, de Seine-et-Marne et de la Marne.

Ces deux sociétés devraient entamer sur ces sites un programme de forages visant à rechercher la présence de « gaz/pétrole de schiste » en vue d’une exploitation ultérieure.

Il faut sans doute aussi prendre en compte le permis dit « des Ardennes » du 27 octobre 2008 accordant un permis exclusif de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux, aux sociétés Thermopyles SAS et Pilatus Energy SA sur une surface de 1 176 kilomètres carrés environ, portant sur une partie du département des Ardennes.

Ces permis ont été octroyés sans consultation avec la population et les élus locaux, au mépris des engagements de la France signataire de la Convention d’Aarhus en matière de concertation préalable pour les décisions publiques ayant un impact environnemental.

Très peu d’information est disponible sur ces permis et leur portée, comme si l’administration faisait service minimum. Ce qui n’est évidemment pas rassurant.

Outre la complexité et le coût d’une telle exploitation, les conséquences pour l’environnement et la santé publique peuvent s’avérer très lourdes. La technique utilisée, qui est aujourd’hui la seule disponible, est non seulement polluante et dangereuse pour l’écosystème mais aussi très consommatrice d’eau.

Le gaz/pétrole de schiste étant prisonnier dans la roche, il ne peut être extrait par simple forage. La méthode utilisée consiste à injecter, sous très haute pression, de l’eau, additionnée de produits chimiques particulièrement toxiques, qui permettent de « fracturer » la roche et de laisser ainsi le gaz/pétrole s’échapper.

L’eau utilisée n’est récupérée qu’en partie : une partie polluée reste dans le milieu naturel, rejoint les aquifères et alimente les rivières. L’autre partie est récupérée pour être à nouveau injectée ou être traitée dans la mesure de ce qu’il est possible de faire avec des métaux lourds.

Les premiers bilans de l’exploitation du gaz/pétrole de schiste, qui connaît un développement record aux Etats-Unis depuis les années 2000, illustrent parfaitement les menaces de catastrophes, écologique et sanitaire, d’une telle exploitation.

Au-delà des risques de graves dommages environnementaux, ’exploitation du gaz/pétrole de schiste va à l’encontre des objectifs de diminution des gaz à effet de serre et du développement des énergies renouvelables , tels qu’ils ressortent notamment du Plan Régional Energie Climat adopté par la Région Champagne Ardenne fin 2008 et des lois portant engagement national pour l’environnement dites « lois Grenelle 1 et 2 ».

Notre Région, qui prépare l’élaboration du Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) conjointement avec l’Etat, ne peut accepter les projets de développement sur son territoire de nouvelles exploitations de combustibles fossiles, qui pourraient suivre les permis de prospection accordés.

Toutes les collectivités concernées (département, communes, etc) sont directement confrontées aux risques environnementaux et à la contradiction avec leurs efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur les territoires qu’elles administrent.

Malgré l’annonce conjointe par Nathalie Kosziusco Morizte, Ministre du développement durable et Eric Besson, Ministre de l’industrie et de l’énergie, d’une étude de 3 ou 4 mois sur les conditions de prospection et d’exploitation de gaz de schiste et l’évaluation des risques environnementaux associés, la plus grande vigilance s’impose.

Chat échaudé craint l’eau chaude. Donc deux précautions valent mieux qu’une !

Dès lors, pour protéger les Champardennais, la Champagne Ardenne du risque « gaz ou pétrole de schiste », j’appelle les élu-es de toutes les collectivités concernées à :

– demander aux services de l’Etat d’assurer la plus large information des Champardennais sur les permis déjà autorisés comme sur ceux qui sont à l’étude, sur leur portée et les risques associés, parce que nous avons le droit de savoir !

– s’opposer par tous moyens à l’exploitation du « gaz/pétrole de schiste » sur le territoire administré par leur collectivité ;

– exiger dans l’immédiat un moratoire sur la prospection ;

– demander l’organisation d’un débat public sur la manière d’engager la Champagne Ardenne vers un avenir indépendant des énergies fossiles.

En savoir plus :

Le permis de « château Thierry »

Le permis d’ « Est Champagne »

La carte officielle des titres miniers d’hydrocarbures

télécharger celle du 1er juillet 2010 (celle du 1er janvier 2011 n’est pas encore en ligne) > cela permet de voir que la Champagne Ardenne est concernée à la fois par des permis de recherche déjà attribués (en jaune : permis d’ « Est Champagne » et de « Château Thierry ») et par des demandes de permis de recherche (en gris)

Et aussi :

Le communiqué d’Europe Ecologie Les Verts

Le site crée par CAP 21, dédié aux gaz de schiste

Une vidéo Québécoise de 3 minutes « Gaz de schiste : wo ! »


Hausse du prix du gaz : on asphyxie les plus fragiles !

Communiqué de presse du 2 mars  2011


Le gouvernement vient d’annoncer une hausse de 5 % du prix du gaz pour le 1er avril, qui fait suite à une augmentation de 20 % en un an – pour le plus grand plaisir des actionnaires de l’entreprise GDF-Suez aujourd’hui privatisée. Dans le même temps, les prix du carburant flirtent avec ses niveaux les plus élevés.

Aujourd’hui, les plus fragiles et les classes moyennes payent cash l’incompétence des gouvernements successifs en matière de politique énergétique. Nous savons que le pétrole va se raréfier et la demande augmenter en raison du développement des pays émergents. Mécaniquement, le prix des énergies fossiles va croître considérablement et durablement. Les mesurettes proposées aujourd’hui par Eric Besson pour faire passer la pilule d’une nouvelle augmentation – prime  à la casse des chaudières, rabais social – sont bien modestes au regard des défis auxquels nous faisons face. Une fois de plus, ce sont les petits consommateurs qui trinquent et les énergéticiens qui encaissent.

Transport, alimentation, habillement, construction… notre dépendance au pétrole et à ses dérivés est immense. Il est nécessaire de mener dès aujourd’hui des politiques ambitieuses pour permettre à nos société de s’en émanciper. Développement des énergies alternatives propres et d’un réseau de distribution decentralisé, politiques massives d’isolation des logements, développement des transports doux, création de réseaux locaux de distribution pour une production agricole saisonnière… les chantiers sont nombreux. Engager la transformation écologique de notre économie permettrait de créer de nombreux emplois non délocalisables.

Hélas, il semble que le gouvernement soit incapable de penser un modèle de développement  pour notre société économiquement durable et socialement juste. Pour preuve, il vient d’autoriser sur une grand partie du territoire français la prospection pour la recherche de gaz de schistes dont l’exploitation entraînera une pollution massive de nos sols, tout en confortant un modèle de consommation énergétique qui accélère le réchauffement climatique en creusant le portefeuille des ménages.

Appauvrissement des citoyens les plus fragiles, pollution, changement climatique… Une fois encore, les écologistes remarquent qu’on privilégie le court terme et l’enrichissement des actionnaires des compagnies énergétiques à l’intérêt général de la population et de la planète. Et cela avec la complicité du gouvernement…


Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas,

Porte-parole


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